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Commune de la Hague
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Mise à jour : 25-11-2013
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Les Déferlantes dans la Hague

Attention événement !!! Vendredi 22 novembre 2013 à 20h50, Arte programme "les Déferlantes " une fiction d’Éléonore Faucher d’après le célèbre roman de Claudie Gallay avec en premier rôle la Hague, le phare de Goury et le Raz Blanchard. Une ode puissante à la mer portée, notamment, par Sylvie Testud, Bruno Todeschini, Bulle Ogier et Daniel Duval, dans l’un de ses derniers rôles.

Phare de goury

puce Synopsis

Puce Louise est venue se réfugier dans la Hague depuis l’automne. Employée par le centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu’elle voit Lambert, de retour dans le village pour vendre la maison familiale, c’est un jour de grande tempête. Sur la plage, Florelle, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui un certain Tristan. D’autres, au village, posent sur lui des regards étranges. Comme Lili, derrière le comptoir de son bar, ou Théo, l’ancien gardien du phare. Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à cacher.
 

puce La Hague en toile de fond

Puce Sélectionné au festival cinéma tous écrans de Genève 2013 et présenté au festival de la fiction TV de la Rochelle 2013, Les Déferlantes, c’est d'abord le livre de Claudie Gallay qui a enthousiasmé les critiques en 2008 et enchanté les lecteurs. L’histoire déroule ses vagues sur la Hague où tout se noue et se dénoue avec le phare en toile de fond.

Puce Eléonore Faucher, la réalisatrice, s’est accrochée à la pointe de la Hague pour filmer une histoire où les éléments naturels prennent autant de densité que les personnages. Le ton est parfois sombre, la pluie déchaînée, la tempête persistante et l’humeur taiseuse mais emplie de fascination pour la Hague. " Avant d’écrire, je suis allée à La Hague. C’était la première fois. Lorsqu' on arrive au bout : la station de sauvetage du port de Goury… Au loin, le phare. Et, entre les deux, la mer, avec le Raz Blanchard. C’est un courant violent, qui a échoué tant de bateaux qu’on a planté une croix pour les naufragés : la croix du Vendémiaire. Sur la carte des sauvetages, les points se touchent et se superposent tellement il y en a. Alors j’ai compris pourquoi Claudie Gallay avait choisi ce lieu pour y installer son personnage de femme blessée. "
 


puce Entretien avec Sylvie Testud

Puce Dans Les déferlantes, Sylvie Testud émeut dans le rôle de Louise, jeune naufragée de la vie qui a trouvé refuge sur une terre de tempêtes.

 

Sylvie Testud    Bruno Todeschini    Sylvie Testud

Selon vous, que racontent le livre et le film ?
Ce qui m’a le plus touchée, c’est la manière dont ces deux personnes abîmées par le deuil, qui sont chacune à leur manière en pleine tempête, à l’image de ce qui les entoure, parviennent à continuer d’avancer. Au-delà de la rencontre amoureuse, il me semble que c’est d’abord ça l’histoire : comment la vie peut repartir alors qu’elle semblait arrêtée pour toujours. C’est d’ailleurs ce que j’ai trouvé difficile à jouer : il fallait parvenir à transmettre la douleur extrême que Louise ressent, sans pour autant tomber dans le pathos, sans non plus me faire de mal en allant chercher trop profond dans mes propres abîmes. La colère, c’est plus facile à jouer.

Le film montre aussi l’attention que Louise porte aux autres…
Oui, mais d’abord parce que leurs difficultés la distraient de ce passé qui la hante et qu’elle est incapable de mettre à distance. Un peu comme les acteurs, du reste : des êtres bourrés de problèmes, qui adorent endosser ceux des autres pour pouvoir penser à autre chose ! L’intérêt de Louise pour les oiseaux, pour Florelle, puis pour Lambert, vient aussi de ce qu’elle a désespérément besoin d’être en mouvement, sinon elle coule. Le chagrin de Lambert, d’une certaine manière, c’est sa planche de salut. Le scénario m’a beaucoup plu par son caractère abrupt, radical. On est en pleine tourmente du début à la fin. C’est beau et effrayant à la fois, comme cette mer déchaînée qui bat contre les falaises, comme cette végétation tordue par le vent du large.

Quels souvenirs gardez-vous du tournage ?
C’était très impressionnant de se retrouver aussi longtemps dans ce lieu extrême, en hiver, où la mer est presque toujours en fureur. Pour le coup, il y a vraiment des moments où j’ai regretté de ne pas avoir quelques kilos de plus, parce que plusieurs fois, j’ai cru que j’allais m’envoler et tomber à la flotte. La violence des éléments nous a aidés à ressentir le côté paroxystique de l’histoire et à extérioriser nos sentiments. Pour Éléonore Faucher, avec qui j’avais déjà travaillé sur l’adaptation de mon livre Gamines, le choix de tourner uniquement sur les lieux de l’action n’avait rien de manipulateur, au contraire. C’est quelqu’un qui aime tout ce qui est vrai, la sobriété, la simplicité. Elle cherche la vérité des choses et des gens. Donc, j’ai eu froid pour de bon, mais je savais que c’était pour la bonne cause. C’est l’histoire de ma vie. Là où je vais, en général, il fait froid. Et de fait, les rares films que j’ai faits au soleil étaient plutôt ratés.

Réalisation : Eléonore Faucher
Avec Sylvie Testud, Bruno Todeschini, Bulle Ogier et Daniel Duval
Production : Blanche Guichou et Nicolas Blanc - Coproduction : : Arte France, Ex Nihilo, Tf1 Droits Audiovisuels
Partenaire : Communauté de communes de la Hague

Tournage : octobre - novembre 2012


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